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11 nov. 2013

La galère des repas

- "C'est pas bon !" 
- "J'ai pas faim" 
- "J'aime pas les épinards" ... 

Ces phrases là, je les connais par coeur ! Notre bonhomme n'a jamais été un gros morfalou, bien au contraire il a un appétit de moineau depuis tout petit. Lorsqu'il avait quelque mois, nourrit exclusivement au biberon, on galérait déjà a lui faire boire un minimum de 500ml de lait par jour comme recommandé selon l'OMS, et parfois, on en était vraiment très loin. J'avais mette ouvert un carnet pour noter les quantités, tellement cela me touchait. 

C'est un sujet qui nous touche forcément en temps que parents. On se contrarie facilement quand nos enfants ne s'alimentent pas comme il le faudrait : on pense à une maladie, un problème ? Que se passe-t-il ?  

Aujourd'hui encore à la maison, c'est toujours la galère pour les repas, il picore dans son assiette. Il réclame pourtant quand il a faim, et est heureux de passer à table. Mais une fois installé et les 2-3 bouchées nécéssaire juste dans le gosier, il est repu et n'en veut plus. On essaye de ruser, faire ce qu'il aime manger, et transformer ce moment de repas en moment un peu ludique pour qu'il prenne plaisir à manger. Ca marche un temps et puis après il faut trouver autre chose. Les bonhommes dans les assiettes, les montagnes et les traces laissées dans les aliments, les fonds d'assiette à découvrir sous les purées, et même parfois on arrive jusqu'aux "si tu finis ton assiette tu auras le droit de regarder ton DVD préféré" ... on en vient à cela, alors qu'on ne pensait pas un jour devoir en arriver à ce chantage alimentaire. Nos principes semblent bien loin face à la réalité.  

Chaque repas s'éternise, et on finit pas céder pour ne pas le laisser sur cette note d'échec. On n'hésite pas à lui dire quand il a mangé un peu plus que d'habitude, pour lui dire que cela nous fait plaisir. "Tu peux quitter la table". Le seul plaisir qu'il adore et dont nous ne le privons pas, reste les yaourts qui viennent après son assiette. Il prend aussi beaucoup de plaisir lors du goûter de 16h, surtout quand les tartines prennent la forme d'étoiles chocolatés parsemées de décorations, il adore les fruits ... mais cela n'a qu'un temps aussi, il faudrait en permanence innover pour qu'il garde ce plaisir. On a essayé de la faire manger en même temps que nous à chaque repas, et pareil, ça marche un temps et puis après cela devient difficile et à la limite du supportable pour lui, il veut quitter la table le plus vite possible, et se met dans un état pas possible quand on l'empêche. A côté de cela, il nous réclame beaucoup de gateaux la journée, il nous teste aussi en ce moment, on refuse la majeure partie du temps quand ce n'est pas vraiment l'heure. On ne veut pas lui inculquer de mauvaises habitudes, mais cela ne m'étonne pas qu'il ai faim entre les repas a vrai dire ... 

La situation nous touche au plus profond mais on ne veut pas céder et trop lui montrer. Les repas sont associés dans notre société et aussi chez nous a un moment de partage, et de plaisir. Quand on voit son enfant face à son assiette et faisant la grimace ou pire encore essayant de se faire vomir face aux aliments qui le dégoute, c'est notre coeur de maman et de parents qui en prend un sacré coup. 

On ne sait plus quoi faire. Pire encore, c'est contagieux :  Quand la filouse un an plus jeune voit son frère qui ne veut pas manger, et angoisse face à ce moment de repas, elle fait pareil, elle l'imite, et on se reprend une deuxieme chaque dans la figure, face à deux enfants qui ne veulent pas manger. Les repas sont vraiment compliqués. Il y a des hauts, mais surtout des bas. 

 Il a maintenant sa petite table à sa hauteur pour manger, une autre ruse qu'on a trouvé mais qui n'a aussi pas duré. Il se faufile et se laisse glisser sur sa chaise pour échapper après ces deux bouchées. On le force à gouter chaque aliment, mais on ne force pas davantage à finir son assiette. Il ne mange pas rien, mais cela se résume tout de même à pas grand chose. Il ne prend pas beaucoup de poids, mais il se porte bien. Peut etre que je m'inquiete  un peu trop pour lui et ses repas ? Suis-je trop derrière lui ? Est ce ma faute ? Je ne sais plus quoi faire pour rendre les repas comme ils devraient être ... 


Un vote par jour par ici pour m'aider :) 


29 oct. 2013

Vie de mère, femme et étudiante ... J-69

Les papiers d'inscription sont là ... devant moi ! La dernière ligne droite ! J'ai du mal a y croire, et pourtant j'arrête pas d'y penser depuis dès mois. "Quand la filouse aura 18 mois ... on y sera !" Ca me paraissait si loin au départ, j'avais le temps de voir venir et puis voilà, on y est presque maintenant. Le 7 janvier prochain, ma vie de Maman et de professionnelle de santé va prendre un tournant important.


Qu'est ce qui m'attends durant toute cette année de formation ? Et bien des cours sur le développement de l'enfant, les pathologies, les soins spécifiques des nouveaux nées et prématurés, l'apprentissage des techniques de soin, du matériel, du savoir-faire pour devenir une Puéricultrice compétente ... beaucoup de techniques à découvrir pendant les stages en Maternité, néonatalogie, PMI, crèche et services de soins un peu partout dans le département et départements alentours, un mémoire, et une action en rapport avec mon projet professionnel à préparer ... Des évaluations, des mises en situation professionnelles ... Une année qui s'annonce chargée et très prenante. J'essayerai de continue à partager des moments ici, même si cela sera beaucoup moins régulierement que maintenant. Va falloir le temps de prendre nos marques et apprendre à jongler avec toutes les balles ! 

Mes affaires sont casi prêtes, j'ai reçu mes tuniques de stage loin d'etre sexy, mes chassures à fleurs. Je regroupe les porte-vues, et les pochettes cartonnés, ma trousse est prête, je n'ai plus qu'a me trouver un joli sac d'étudiante  ! Mon emploi du temps, je ne le connais pas encore, mais je devrais avoir plus d'informations lors de la pré-rentrée le 3 décembre. Je dois suivre une formation de secours d'urgence avant la reprise ... Une formation que je n'avais pas mis à jour depuis plusieurs années ... l'AFGSU2 qui aura lieu au SAMU 59 prochainement ... 

Je ne sais pas encore vraiment dans quel service je souhaite travailler suite à la formation. La néonatalogie me plait bien, les soins techniques, le rapport humain, l'envie de se sentir utile là ou je serai. La PMI, avec un tout autre travail, et surtout un rôle plus prépondérant au niveau de prévention. La maternité, le travail y est plutôt agréable en général et tout mes souvenirs en temps que Maman, mais aussi soignante là bas ... je ne sais pas, on verra ça au fil du temps et des stages ! Quoiqu'il en soit, prendre soins des enfants et des parents, et le faire bien,  c'est juste ce qui m'importe ! 

15 oct. 2013

Elle n'ira pas à la crèche en janvier prochain ...


Aujourd'hui je suis contrariée et d'humeur massacrante. Ca a commencé ce matin, après une nuit vraiment pourrie, et puis le ponpon en fin de matinée, depuis que je sais que ma filouse n'aura pas sa place en crèche pour janvier prochain... Coup de massue ... 

Je suis en colère car depuis des mois, on me fait espérer, on me fait patienter, et tout cela pour rien ! Ce jour, le verdict est tombé lorsque j'ai posé la question de vive voix à la halte garderie à la directrice : il n'y a pas de place disponible pour le début d'année pur votre fille. On m'a presque rit au nez quand j'ai posé la question d'ailleurs ... pourtant, cette demande était légitime et datée de janvier 2011, soit deux années complètes avant la date d'entrée demandée. Je pensais alors avoir le droit d'espérer, même juste un peu ... Ma situation je l'ai expliqué une fois, deux fois, trois fois, dix fois, on m'a comprise sur le coup, on m'a dit ensuite qu'ils feraient leur maximum, et puis la promesse s'est envolé aussi vite que mon dossier a été refermé. Je suis en congé parental, alors je ne suis pas prioritaire pour une place en crèche ! Abbération quand on sait que je serai en temps plein à l'école pendant une année, au même titre qu'une maman qui bosse et touche les aides de la CAF pour faire garder son enfant, sauf que moi, je n'aurai ni salaire, ni aides pour le mode de garde pendant ce temps, juste les indemnités du congé parental ... 

Je suis donc en colère contre cette crèche et son suivi mal géré, qui a fait espéré la maman que je suis sans me donner de nouvelles depuis plusieurs mois. J'avais pourtant demandé des nouvelles régulièrement, mais à chaque fois sans réponse ... 

J'ai prévu mes arrières bien heureusement. Depuis quelques mois, une amie assistante maternelle m'a gentillement reservé une place pour la filouse (heureusement qu'elle est là ...) Elle a  bloqué un contrat, au cas ou, et elle n'était pas obligé,  sans même être sûre qu'elle serait gardée par ses soins avant aujourd'hui ... Elle nous sauve la vie ... ou plutôt devrais-je dire elle me sauve la vie en quelque sorte : 

... Depuis ma jeunesse, j'ai toujours voulu travailler avec les enfants et dans le domaine médical. D'abord j'ai tenté la médecine, dans le but de devenir un jour pédiatre ou Obstétricienne ... et puis j'ai échoué à ce concours de PCEM1 pas très loin du but ... (2 années de galère) ... J'ai décidé ensuite de devenir puéricultrice. Pour cela il fallait d'abord que je devienne infirmière, en passant le concours et effectuant 3 ans et demi de formation d'abord, puis, passer le concours d'entrée en école de puéricultrice, et me spécialiser pendant 1 an. Après mon diplôme d'infirmière, je n'ai pas eu le concours de Puéricultrice directement, j'ai donc travaillé dans un service de soins avec des enfants, en attendant que, un jour, j'accède à cette formation. Et puis il y a eu notre bonhomme, et notre filouse ... entre temps j'ai repassé le concours sans y croire vraiment ... Et puis lejour même ou j'ai appris cette seconde grossesse, j'ai su également que j'étais admise dans cette école : Double bonheur !! Mon rêve professionnel, le rêve de ma vie en quelque sorte va pouvoir se réaliser ... Je ne suis pas faite pour rester à la maison, j'aime mes enfants plus que tout au monde, mais j'ai besoin de cet épanouissement professionnel pour être heureuse. J'ai pu profiter d'eux pendant 18 mois à la maison, il est temps pour moi de reprendre le chemin du travail....

Aujourd'hui, j'aurai pu être coincé avec cette organisation, mais on ne l'est pas tout a fait.  J'ai une motivation en or, et c'est pourquoi j'ai envisagé toutes les possibilités depuis dès mois, pour pouvoir faire face et réussir cette (putain!!) de formation. Aujourd'hui, je n'ai pas de place en crèche pour ma filouse, je suis contrariée, car pendant une année, nous allons nous ruiner à devoir payer une assistante maternelle sans autres aides que cele du congé parental. Les cotisations salariales qui représentent le double du prix horaire d'une assistante maternelle, sera donc à notre charge ... soit l'équivalent de mille euros par mois, pour vingt heures de garde par semaine ... le reste du temps on s'arrangera avec la famille, même si on va devoir courrir partout, on fera des économies ...

Si cette place en crèche nous avait été accordé, il en serait tout autre ... mais c'est comme ça, on avait des espoirs là dedans, et encore une fois on se retrouve déçus, en colère et contrariés par tout ce système ... qui ne pense pas à tout les cas de figures, en l'occurence le mien, même loin de là ... JE pense aussi à toutes les mamans qui se retrouvent coincés dans cette impasse sans pouvoir faire autrement ... condamnés à rester là ou elles sont malgré leurs rêves et bons vouloir ...laissant tombé à l'eau leurs projets, car c'est beaucoup trop compliqué ... 


Voilà... fallait que ça sorte ... chose faite ...

Un clic pour moi par ici SVP : 




9 oct. 2013

Nuits de fatigue ...


Cette image, je l'ai reçue sur mon téléphone de la part d'une amie qui a tout a fait cerné la situation ! La filouse nous mène par le bout du nez la nuit. On est tous K.O. !!

Elle a 15 mois, et ne dort toujours pas la nuit. Elle se reveille pour boire un biberon de lait, il n'y a que ça qui l'apaise. On est tous fatigué à la masison, car les reveils-fringales à 3h du matin cassent nos nuits ! Elle a pris l'habitude de ce rythme, je pense que pour elle c'est "normal" d'avoir son biberon à ce moment là en pleine nuit,  et c'est bien ça le problème..  Comment lui faire comprendre que la nuit est faite pour dormir uniquement, et qu'il n'y a pas de mi-temps pour se remplir la bedaine ?  Je reprend le travail très bientôt, et avec ce rythme, cela promet une énorme fatigue si ça continue ...  

Alors oui, pour le coup je vais jouer ma bad mother, après avoir tout essayé ou presque ! J'ai d'ailleurs commencé cette nuit à vrai dire : J'ai décidé de la laisser pleurer, selon la méthode que j'avais déjà appliqué, mais jamais sans m'y tenir  jusqu'au bout, c'était trop dur  : Attendre 5, puis 10, puis 15 minutes, sans la prendre dans mes bras, juste en allant voir dans sa chambre pour lui expliquer que non, je ne la prendrais pas dans mes bras, et que non, elle n'aura pas de biberon de lait dorénavant.

 Je lui en avait aussi parlé la journée pour qu'elle puisse comprendre, mais elle a absolument pas apprécié lorsqu'elle s'est reveillée, elle était vraiment fâchée, et en colère de ne pas obtenir ce qu'elle voulait ! A s'en jeter violemment dans son lit, pour que je réagisse, et montrer du bout du doigt ce que je devais faire ... Je lui ai tout de même proposé un biberon d'eau au bout de 45 minutes, mais elle était tellement en colère que ça soit que de l'eau  dans son biberon, qu'il a fini par faire un vol plané dans la pièce. J'ai haussé la voix, et replacé le cadre.  Ca a duré 1h30 au total, j'ai tenu sans craquer, c'était dur dur ... au bout du compte elle s'est rendormie jusqu'a 7h00, sans avoir eu de besoin d'un biberon entre temps, et était plutôt de bonne humeur ce matin. 

Une petite victoire !  Même si la nuit a encore été rude pour tout le monde, physiquement et moralement ! J'espère que ça va l'aider à intégrer ce rythme a avoir la nuit. Je déteste la laisser pleurer pourtant, je suis presque au bord des larmes moi aussi d'oser la laisser dans cet état quand je l'entend ... mais c'est la dernière solution qu'il reste dans nos cordes, apres de multiples échecs et astuces tentée en vain. 

C'est une filouse, le soir, elle refuse de manger car elle sait que son biberon l'attend à 3 ou 4h la nuit, et hier soir c'est exactement ce qu'il s'est passé, elle n'a rien voulu avaler ... et avait donc vraiment faim à 3h ... Je lui ai donc expliqué que maintenant, si elle ne voulait ne pas avoir faim la nuit, il fallait qu'elle mange le soir, et que si elle voulait un biberon de lait à ce moment là, je lui donnerai bien volontier, mais PAS LA NUIT ! Je suis sûre qu'elle l'a entendue ... mais c'est pas pour cela qu'elle était d'accord ...

Je ne sais pas si je vais arriver à m'en tenir les prochains jours, mais il faut vraiment qu'elle puisse changer ses habitudes, alors va falloir que je trouve les force pour le faire ...